Projet éolien

Vous trouverez sur cette page des informations concernant le projet éolien de notre commune.

 A votre disposition, l'adresse mail suivante pour vos questions ou suggestions: eoliennes.rammersmatt@orange.fr

Les mails pertinents et respectueux seront publiés dans cette rubrique et pourront ainsi alimenter les débats

Nous nous permettons, tout d'abord de diffuser le  document édité par Paysages d'Alsace, distribué massivement dans les boites aux lettres de la région. Vous trouverez à sa suite, en réponse, l'analyse que nous faisons de ce tract, ainsi qu'un article du FIGARO en daté du 19 janvier 2015.

 

Analyse du tract distribué début janvier 2015 sur les communes de Rammersmatt, Roderen, Bourbach le Bas « 15 éoliennes ? Elles n’ont pas leur place à Rammersmatt, Roderen et Bourbach le Bas ».

Tract signé par l’association « Paysages d’Alsace ».

 

L’analyse reprend les huit paragraphes du tract et ajoute une conclusion. Sa principale fonction est de proposer une réponse à l’association évidemment dans le cadre du débat public. Pour l’instant, il a été décidé de ne pas distribuer de tract réponse, ni de faire de conférence de presse, mais d’utiliser le site internet de la mairie.

 

D’entrée de jeu, « Paysages d’Alsace » déprécie le projet puisqu’il ne s’agirait que de celui « d’un petit groupe de personnes » !

C’est oublié entièrement les choix fait en Europe, en France et en Alsace :

  • L'Union Européenne vise à obtenir 20% de son énergie à partir de sources d'énergie renouvelables d'ici 2020 (éolien, solaire, hydroélectricité, énergie marémotrice, géothermie, biomasse) ;
  • La politique française s’oriente vers la transition énergétique (loi « transition énergétique pour une croissance verte » votée devant l’Assemblé Nationale, 314 voix pour et 219 contre, le 14 octobre 2014) ;
  • La Région Alsace s’est dotée d’un Schéma Régional Climat Air Energie le 29 juin 2012 avec l’optique de diviser par 4 les gaz à effet de serre d’ici 2050.

 

Les initiateurs du projet éolien des collines entre Thur et Doller s’intègrent donc dans une politique cohérente entre l’Europe, la France et l’Alsace et même mondiale. L’acteur marginal est donc plutôt « Paysages d’Alsace » qui publie des informations inexactes et abusives comme la suite va le démontrer.

 

  1. La question du paysage

 

Sur le schéma comparatif des hauteurs, le tract veut opposer le Baden-Württemberg et l’Alsace, le premier construisant des éoliennes intégrées seulement haute de 50 m contre les monstres de notre projet avec 150 ou 170 m.

Une petite recherche chez nos voisins outre-Rhin dit tout à fait autre chose.

Site à 30 km de Fribourg :

« En 2001, des citoyens engagés d’une commune de la Forêt-Noire ont installé deux éoliennes d’un rendement de 1 800 kW chacune. Dix ans plus tard, une troisième éolienne d’un rendement de 2 300 kW est venue compléter le tableau : du haut de ses 179 mètres, elle était alors la plus grande éolienne de la Forêt-Noire. Lors de sa première année d’activité, en 2012, cette impressionnante éolienne a déjà permis de produire 5 millions de kWh d’électricité, soit presque l’équivalent du rendement commun des deux premières éoliennes. Dans ce cas précis, il s’agit d’environ 1 % d’électricité gagnée en plus par mètre de hauteur. Avec une production de plus de 10 millions de kWh d’électricité par an, 3 000 foyers peuvent couvrir leur besoin en électricité ». (Internet : Innovation Academy / Fribourg)

 

 

 

De nombreuses autres éoliennes en Forêt-Noire ont des hauteurs comparables aux hauteurs critiquées.

Ailleurs Antoine Waechter, fondateur et dirigeant de « Paysages d’Alsace », parle de « crimes contre la beauté ». La cathédrale de Strasbourg a une hauteur comparable aux éoliennes, mais personne n’oserait remettre en question le monument strasbourgeois. A l’époque de sa construction les habitants de la plaine rhénane investissaient la hauteur dans leur besoin spirituel, mais cela ne correspond plus aujourd’hui à la quête chrétienne. Les énergies renouvelables concordent avec une autre ambition, cette nécessité pour accorder mieux notre humanité et notre environnement. Avec ce type d’enjeux, prendre la hauteur comme critère de détestation est un peu léger pour ce pionnier de l’écologie alsacienne.

Cette nouvelle quête est importante et le paysage éolien peut être perçu comme un paysage de développement durable qui illustre cette nouvelle et exigeante aventure humaine !

« Paysages d’Alsace » et d’autres associations sont aussi fâchés avec l’industrie, mais la transition écologique ne pourra évidemment pas s’en passer. S’il y a des erreurs à corriger et dont certaines l’ont déjà été, l’humanité future devra continuer à utiliser l’industrie de manière plus intelligente. L’association OPPOSE les activités humaines et la nature alors que l’avenir devra davantage COMPOSER.

Les approches bien trop intuitives et simplistes du paysage par « Paysages d’Alsace », méconnaissent complètement des recherches en cours depuis plusieurs dizaines d’années. Des rencontres interdisciplinaires en sciences humaines entre ethnologie, anthropologie, écologie, éthique, philosophie, et sciences paysagères, ont permis des synthèses remarquables et permettent d’ouvrir des pistes nouvelles autour de la grande question de l’avenir. Nature et culture ne s’opposent pas par principe et de nombreuses sociétés humaines se percevaient en continuité et non pas en opposition avec la nature. Cela permet d’apporter un regard totalement neuf sur le paysage éolien sans qu’il soit destructeur ni de biodiversité ni de paysage.

S’enfermer dans la même posture de dualité opposant nature et culture humaine qui avait présidé les désastres écologiques, procède donc d’un aveuglement pour cette association. Si l’Alsace a été précurseur de l’écologie en France et même en Europe, elle stagne malheureusement aujourd’hui et les projets éoliens peuvent constituer une excellente pédagogie pour dépasser la frilosité et les attitudes régressives.

Les développements et applications de ce nouveau regard dépassent la présente analyse. Il faut savoir que la matière existe et on peut donner quelques repères bibliographiques : Philippe Descola, cours du Collège de France entre 2009 et 2014. Voir sur le Net le site du Collège de France « ontologie de l’image » et surtout « forme et anthropologie du paysage ».

Ecouter les quelques dizaines d’heures de cours de ce successeur de Claude Lévi-Strauss met à distance les considérations triviales de « Paysages d’Alsace ».

 

  1. Les énergies renouvelables prépareraient l’asservissement total de la nature, d’après « Paysages d’Alsace »

Avec ses arguments, l’association refuse la notion de transition et compare deux états, la société parfaite à laquelle elle aspire, et la situation actuelle où la société en crise, cherche et explore de nouvelles pistes. Le projet éolien appartient à cette tentative.

Evidemment que l’éolien ne peut pas s’ajouter aux travers que l’on connaît : gaspillages, dangers, croissance illimitée…Mais l’association ne veut pas participer à l’aventure des transitions que nous vivons par la force des choses : elle semble vouloir sauter immédiatement dans cet avenir que l’on peut alors craindre autoritaire puisque les diverses étapes seraient brulées et méconnues dans leur fonction et leur nécessité.

Toute la pédagogie du cheminement est mise de côté par cette association qui se voudrait apolitique mais qui est tout de même proche du MEI, le Mouvement Ecologiste Indépendant!

Notre projet éolien des collines ne peut pas tout faire, mais nos communes peuvent apporter leur pierre aux changements inéluctables au lieu de rester en retrait dans la critique à comparer sociétés actuelle et rêvée.

Des réponses plus précises peuvent aussi être apportées. Par exemple, la planification actuelle de l’éolien sur l’ensemble vosgien reste dans des proportions tout à fait raisonnables. Le calcul pour les crêtes au-dessus de 800 m pour les deux régions alsacienne et lorraine illustre 9 % de linéaire d’installation éolienne possible sur le total des 327 km (Schémas régionaux éoliens). Avec un même calcul pour les crêtes autour des 400 ou 500 m le pourcentage serait encore bien plus faible, sans doute autour de 3 à 5%. On ne peut donc pas agiter si facilement le chiffon rouge de l’utilisation intensive de l’espace par l’éolien car ce n’est pas vrai.

« Paysages d’Alsace » évoque la « réorientation fondamentale de la politique énergétique » : oui il s’agit bien de cela mais la réalité se trouve dans la progressivité et dans l’art du quotidien qui ne se retourne pas comme une crêpe. Que de petites communes rurales osent se lancer dans l’aventure éolienne, avec l’aide d’argent privé, est pourtant un grand changement et cela est méconnu par la contestation de cette association. Les projets remplissent leur fonction pédagogique, les éléments importants comme les éoliennes apparaissent en effet dans les paysages avec leurs conséquences culturelles, l’énergie se voit et on peut participer à sa gestion…voilà des évidences concrètes loin des considérations imaginaires de cette contestation associative!

La transition énergétique cela a été et reste aussi des conflits d’intérêts importants à gérer, avec des sommes considérables d’argent public investies dans la réflexion et les scénarios, les très nombreux colloques et rencontres…au niveau mondial, européen, français, alsacien : tout ce travail institutionnel compterait pour du beurre pour ces bons apôtres de Paysages d’Alsace ?

 

Même s’il n’y a pas de transition magique et toute faite, les progrès éoliens et des énergies renouvelables sont considérables dans le monde. En 2012 déjà, leur production dépassait de 50% celle de l’énergie nucléaire. On peut donc être optimiste à l’inverse de « Paysages d’Alsace » et penser que notre pays trouve également sa voie vers une politique énergétique moins dangereuse que le nucléaire.

Défavorisée naturellement, notre région alsacienne doit pourtant pouvoir participer à sa petite mesure à l’aventure éolienne en étant bien loin de la dramatisation de l’asservissement totale de la nature.

 

  1. Une base malsaine de développement d’après « Paysages d’Alsace » !

Le prix de l’énergie est complexe et comprend autant des critères classiques de l’économie que des critères politiques. L’analyse associative est si réductrice qu’elle est caricaturale, plus proche de la manipulation des idées que du débat des idées.

Si on reprend l’analyse (économie classique) de la Cour des Comptes d’il y a quelques années, on a les chiffres suivants (prix en euros du méga watt heure) :

 

en € du MWh

Nucléaire

Eolien

 

entre 60 et 107

entre 63 et 85

 

 

Même si l’éolien reste dans l’économie traditionnelle avec ses travers, il y a pourtant des expériences intéressantes d’énergie citoyenne où ce sont les populations qui investissent et deviennent productrice d’énergie. Cela pourra être le cas pour notre projet pour une, peut être deux machines (voir site Internet «Energies Partagées »).

S’il existe des problèmes juridiques, c’est évidemment facile d’incriminer l’éolien, comme si la technologie en était responsable. Cela ressemble bien au proverbe « qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ».

Les constats depuis une quinzaine d’années ainsi que les prospectives indiquent que le prix de l’énergie nucléaire ira en augmentation alors que celui des énergies renouvelables ira en diminution. Le choix de l’éolien est donc un choix responsable sur le plan financier.

 

  1. Les éoliennes chez nous !

« Paysages d’Alsace » reprend l’opposition simpliste des éoliennes contre la nature. Celle-ci est glorifiée et emblématisée pour mieux faire croire qu’il faut redouter les aérogénérateurs. Il est difficile de comprendre pourquoi, car ces moulins à vent modernes peuvent parfaitement s’accorder avec une biodiversité intéressante.

Rationnellement on ne trouve plus aucun argument solide. Les nécessités techniques d’installation ne consomment qu’une faible superficie avec peu d’impact sur la végétation et les habitats. Pour les oiseaux, même s’il y a eu de la mortalité dans le passé, celle-ci s’éclaire aujourd’hui de la manière suivante : 1) pour l’ensemble de la mortalité aviaire à cause humaine, la cause éolienne est extrêmement faible (0,01%) ; 2) la mortalité par les aérogénérateurs est aujourd’hui entièrement maîtrisée sur le plan technique grâce à l’utilisation de radars qui détectent les oiseaux et bloquent l’hélice.

Concrètement cela commence à être installé avec, comme toujours, une certaine inertie entre les progrès et leurs mises en œuvre (causes diverses d’ordre économique ou juridique). Les Américains, les Danois, et bientôt les Suisses, ont déjà mis sur le marché ce type de radar (radar à rapaces et à passereaux). Il n’y a donc pas de mortalité irréductible avec une technologie éolienne structurellement mortifère et qui a beaucoup innové en quelques dizaines d’années pour intégrer les éléments de la biodiversité (c’est la même chose pour les chauves-souris).

Grâce à la technique, l’opposition entre éolien et nature s’estompe, et il est important de le souligner face à des opposants trop souvent caricaturaux.

 

  1. La question des désagréments

La recherche Internet sur santé/éolien est une entreprise délicate tellement les enjeux sanitaires sont controversés avec une dynamique tout à fait exceptionnelle. Une synthèse sommaire discerne divers niveaux :

 

  • La position officielle (AFSSET, Agence Française de Sécurité Sanitaire, de l’environnement et du travail ; ADEME Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie…) est l’absence de risques sur la santé. C’est le cas général dans l’ensemble des pays qui utilisent cette énergie renouvelable avec un temps de retour d’observation d’une vingtaine d’années;
  • Les opposants émettent des doutes sur l’absence d’impacts sanitaires, alors que le principe de précaution n’a pourtant pas permis d’émettre des hypothèses sérieuses quand à l’existence de possibles problèmes ;
  • Les éléments avancés par les antis éoliens sont divers avec un éventail très ouvert allant des rumeurs les plus délirantes (le lait des vaches tourne, l’existence avérée de mortalité humaine, l’arrêt de l’éolien au Danemark…) à des rubriques à caractère plus scientifique : bruit, infrasons et basses fréquences.

Concernant le bruit, il est le plus facile de se faire une raison. D’abord il faut rappeler le progrès de la technologie avec des bruits plus faibles qu’à l’origine : les bruits concernant la rotation de la nacelle ont été supprimés et celui des hélices ont bénéficié d’ajustements nombreux grâce aux ordinateurs et à l’aérodynamisme (modélisation). Il existe aujourd’hui un bruit résiduel dont on gère les impacts essentiellement en interdisant l’installation d’éoliennes en deçà de 500m. A cette distance, diverses expériences (dont nos visites sur le site du Lomont) montrent le caractère inaudible.

 

La question des « infrasons et des basses fréquences » constitue un espace d’empoignade virtuelle facile à comprendre dès lors que l’on signale 1) qu’il s’agit autant de phénomènes naturels qu’artificiels, 2) que le phénomène englobe une gamme large entre zéro impact et application militaire destructrice. Par ailleurs, la conjugaison de la caractéristique défouloir du Net avec la dynamique anti éolienne permet de comprendre la violence des propos.

La littérature scientifique internationale sur ce sujet est claire : les infrasons générés par les éoliennes ne présentent pas d’impact sur la santé.

Des questions restent posées puisqu’on ajoute souvent « en l’état actuel des connaissances ». Il existe une controverse scientifique à propos des infrasons et des basses fréquences (qui dépasse la seule question des éoliennes) qui a débuté dès les années 1960 et qui se poursuit sans que l’on puisse vraiment complètement conclure pour l’instant.

 

  1. La fermeture de Fessenheim.

Le tract est toujours caricatural en parlant « d’argument de comptoir » quand il lie fermeture de la centrale nucléaire et installation d’éoliennes en Alsace. C’est oublier que les deux types d’énergie sont complètement différents et qu’elles impliquent des cultures, des économies, des politiques et des sociétés différentes.

C’est le phénomène de la transition et de sa pédagogie que « Paysages d’Alsace » ne reconnait pas en restant dans un argumentaire étroit en oubliant les facteurs sociaux et culturels. L’énergie du vent a tout à fait sa place dans le bouquet énergétique alsacien.

Le ressentiment vis-à-vis de l’industrie ressurgit avec la notion de « zone industrielle dédiée à la production d’électricité » sur les hauteurs de nos collines. Encore une fois les manquements de l’industrie passée sont repris en méconnaissant qu’il existe aujourd’hui des zones industrielles plus riches en biodiversité que certains secteurs Natura 2000 voisin. Pour cette association la facilité de l’opposition, avec ses simplifications, ses exagérations, ses inexactitudes, prend toujours le dessus.

 

  1. La question de l’éthique.

Pour achever sa diatribe anti éolienne, Paysages d’Alsace veut donner des leçons de morale : des terres rares exploitées dans des conditions sanitaires et de justice sociales déplorables seraient utilisées pour les éoliennes de notre projet !

Voilà encore des arguments repris sans recul critique et qui démontrent, soit la mauvaise foi, soit l’amateurisme de l’association qui veut pourtant être le Donquichotte paysager de l’Alsace.

Le néodyme, la terre rare en question, a été utilisé pour certains types de machines et par certaines marques mais cela reste minoritaire. Il s’agit donc d’une généralisation abusive à partir d’exception et les éoliennes de notre projet ne comprennent pas cette terre rare.

 

  1. La question du coût collectif

Plusieurs erreurs sont aussi notées autour de la CSPE (Contribution de Service Public de l’Electricité) :

  • Ce n’est pas 16,5 mais 1,65 centimes par kWh ;
  • Ce n’est pas 900 mais 90 millions € ;
  • Cette contribution comprend aussi le photovoltaïque et l’aspect social (régulation riches/pauvres) ; l’éolien ce n’est que 15% des 90 millions et 15% des 1,65cts (sommes approximatives).

 

La conclusion « Qui dit mieux » est donc à l’image de l’ensemble du tract, peu sérieux, mal informé, jouant sur le registre facile des peurs.

La perte d’attractivité résidentielle et la perte de valeur des biens est typiquement une fantaisie anti-éolienne.

Voilà deux niveaux de réponse :

  1. Notre propre expérience du Lomont, une des fermes éoliennes proches de chez nous, présente des caractéristiques exactement inverses : les villages sont plus accueillants (réfection de l’église, réalisation d’une école maternelle) et les impôts locaux ont baissé. La population est contente de ses éoliennes qui ont généré une petite attractivité touristique.

 

 

 

  1. De nombreuses enquêtes et sondages en France et à l’étranger démontrent la satisfaction des riverains et l’absence d’impacts sur le prix de l’immobilier (voir nombreux exemples sur le Net).

 

  1. En conclusion

Même si des questions sanitaires pourraient à la limite être accueillies dans un contexte apaisé et à partir d’un minimum de confiance dans les institutions, le tract de « Paysages d’Alsace » se relève être tellement brouillon (inexactitude, désinformation, incitation à la peur…) que l’ensemble est ainsi discrédité.

La politique qui souhaite intégrer le respect des paysages, la transition écologique et énergétique doit être plus respectueuse des citoyens dans l’information fournie, la qualité des débats, en dépassant les formules faciles et l’agitation des peurs.

Nous ne savons pas s’il s’agit de manœuvre consciente ou inconsciente. On peut laisser le bénéfice du doute à cette association qui aimerait sans doute « bien faire » mais qui n’en prend pas le chemin. Les maladresses faciles à relever soulignent pourtant le caractère peu excusable pour des leaders d’opinion et ayant une longue expérience de la militance et du politique.

 

 

Raymond Schirmer, 10/19 janvier 2015